| RELATIONS INTERNATIONALES - JUMELAGES
En 2009 :
JEUDI 15 JANVIER 2009 - 19 h 00 : DIVAN CULTUREL - Programme
Projection du film "Avec un seul poumon" et débat : affiche
Au Hall des Sports Heyvaert (quai de l'Industrie, 31 à 1080 Bruxelles).
En 2008 :
Du 13 au 21 novembre 2008 :
Semaine de la Solidarité internationale - Thème : toute l'eau du monde
21 novembre 2008 : CLOTURE DE LA SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE
- Informations ici
Juillet 2008 :
SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE 2008 : APPEL A PROJETS ici
JUMELAGE OUJDA ET MOLENBEEK :
- Comment
est né ce partenariat?
- La
convention Oujda-Molenbeek
- Projets
et réalisations du jumelage
- Evénements à Molenbeek-Saint-Jean
- Revue de Presse
à Molenbeek-Saint-Jean
- Historique
et présentation de la ville d'Oujda
- Informations et renseignements
utiles
1. Comment est
né ce partenariat ?
Molenbeek-Saint-Jean et Oujda-Sidi-Ziane (Maroc) officiellement
jumelles le 27 février 2002
Ce matin du mercredi 27 février 2002 s'est donc
tenue au Château du Karreveld la cérémonie
de signatures scellant officiellement le jumelage de la commune
de Molenbeek-Saint-Jean et de
l'entité marocaine de Oujda-Sidi-Ziane.
Un
enthousiasme réciproque
L'avant-projet de jumelage de la commune de Molenbeek-Saint-Jean
avec la ville d'Oujda s'est concrétisé dans le courant
des années 2000 et 2001 et fut suivi, par la suite, d'autres
actions
en 2002 et 2003.
Le Président de l'entité d'Oujda, Monsieur Abderhamanne
HEJIRA, a été avisé de la mise sur pied
de cette initiative dont l'idée revient à Philippe
MOUREAUX, Bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean
et à un groupe d'habitants de la commune, originaires de
la ville d'Oujda. Monsieur Abderhamanne HEJIRA, nous a donné
son accord avec enthousiasme.
De
premiers contacts ont par ailleurs été établis
entre les Molenbeekois à la base de l'opération
et
4 professeurs d'université ainsi que 3 représentants
des commerçants de cette ville marocaine
située dans le Nord-est marocain.
Un
Comité de jumelage s'est mis sur pied et l'ASBL "
Molenbeek-Oujda " s'est constituée le 10
janvier 2000 de manière à financer les différentes
facettes du projet via l'octroi de subsides
dans le but de renforcer les collaborations qui seront mises sur
place entre les 2 entités.
L'idée
de ce jumelage puise ses sources dans le fait que de nombreux
citoyens molenbeekois sont originaires de la ville d'Oujda : quelques-uns
d'entre eux sont nés en Belgique ou y ont passé
la
plus grande partie de leur existence.
Le
rapprochement entre les deux entités est bénéfique
pour une raison évidente :
il permettra naturellement des échanges en tous genres
sur les plans culturel, scolaire, sportif, touristique et permet
donc, à coup sûr, l'établissement de liens
franchement amicaux aux niveaux individuels et collectifs.
La
nécessité de se " rapprocher " de la sorte
de " l'autre " semble une possibilité de résolution
efficace aux problèmes d'incompréhension - et parfois
encore d'aversion - qui subsistent chez
nous entre la communauté belge et celle d'origine marocaine.
Certes, bien des efforts ont été accomplis - et
continuent de l'être - sur le territoire de notre commune
afin de pallier le problème, mais celui-ci n'est pas entièrement
résolu à ce jour,
beaucoup de travail restant à accomplir dans ce sens.
Le 13 juillet 2000, le Conseil communal de Molenbeek-Saint-Jean
a approuvé le principe d'un jumelage avec la ville d'Oujda,
au Maroc.
Cette
décision a été rapidement suivie de l'invitation
d'une délégation officielle d'Oujda Sidi Ziane,
commune centrale de la ville d'Oujda. Cette délégation
conduite par le Président Abderhamanne HEJIRA a été
reçue à Molenbeek-Saint-Jean du 20 au 24 septembre
2000.
Pour
aller plus en avant dans le jumelage lui-même, il convenait
de dépasser la décision de principe de juillet 2000
et d'adopter une convention-cadre définissant l'optique
et la mise en pratique de ce jumelage.
Cette
convention-cadre (voir 1. La Convention Oujda-Molenbeek) a été
approuvée par le Conseil communal le 20 septembre 2001 ainsi que par les mandataires d'Oujda.
En juillet 2001, le Conseil Communal a pris la décision
d'inviter en formation une délégation de fonctionnaires
d'Oujda-Sidi-Ziane, dans le cadre du programme de Coopération
internationale communale géré par l'Association
de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale,
financé par la DGCI (Direction générale de
la Coopération internationale).
Suite
au décès du Président de la municipalité
d'Oujda Sidi Ziane, Monsieur Hejira, des retards se sont produits.
C'est finalement en février 2002 qu'une nouvelle délégation
officielle d'Oujda-Sidi-Ziane, conduite par le nouveau président,
Monsieur Belayachi, a pu être accueillie à Molenbeek-Saint-Jean,
pour la cérémonie solennelle de signature de la
convention-cadre de jumelage et de partenariat. Aboutissement
de ce long processus, mais surtout point de départ souhaité
pour la multiplication d'initiatives concrètes de coopération.
Enfin, en mai 2002, une délégation officielle du
Collège des Bourgmestre et Echevins de Molenbeek-Saint-Jean,
conduite par Philippe Moureaux, a été reçue
à Oujda-Sidi-Ziane.
En décembre 2002, la visite d'une délégation
de fonctionnaires oujdis fut organisée afin de poursuivre
le programme de Coopération internationale. La thématique
abordée fut l'amélioration des structures administratives d'Oujda-Sidi-Ziane par un renforcement
du management communal dans l'organisation des services (formation
de fonctionnaires Oujdis aux techniques de management).
2. La convention
Oujda-Molenbeek
LE
JUMELAGE ENTRE LA MUNICIPALITE D'OUJDA ET LA COMMUNE DE MOLENBEEK-SAINT-JEAN
CONVENTION-CADRE
DE JUMELAGE ET DE PARTENARIAT
La commune de MOLENBEEK-SAINT-JEAN,
région de Bruxelles-Capitale, Belgique,
représentée
par son Bourgmestre, Philippe MOUREAUX,
et par son Secrétaire communal, Jacques DE WINNE,
et
la municipalité d'OUJDA-SIDI-ZIANE, région de l'Oriental,
royaume du Maroc,
représentée
par son Président, Mostafa BELAYACHI.
Suite
aux échanges de délégations et de courriers
établis entre la commune de Molenbeek-Saint-Jean et la
municipalité d'Oujda Sidi Ziane,
Suite
à l'approbation par le conseil communal de Molenbeek-Saint-Jean
et par le conseil municipal d'Oujda-Sidi-Ziane du principe du
jumelage entre les deux entités, en conformité avec
les accords bilatéraux de coopération entre la Belgique
et le Royaume du Maroc et conformément aux lois et règlements
en vigueur dans les deux entités, il est convenu, entre
les autorités municipales respectives, de mettre sur pied
un jumelage entre Molenbeek-Saint-Jean et Oujda-Sidi-Ziane, objet
de la présente convention.
Article 1 :
Au-delà
des aspects protocolaires, le jumelage entre Molenbeek-Saint-Jean
et Oujda-Sidi-Ziane vise à promouvoir des échanges
fondés sur la connaissance mutuelle et l'esprit d'ouverture
et de solidarité et à établir ainsi les bases
d'une réelle coopération entre les deux entités,
soucieuse des intérêts de la population.
Article 2 :
Cette
coopération devra s'établir non seulement par l'initiation
de projets concrets par les autorités municipales respectives,
mais aussi en encourageant et en soutenant les initiatives d'associations
présentes sur les périmètres urbains des
deux entités et désireuses d'uvrer dans le
même but.
Article 3 :
Les
autorités municipales de Molenbeek-Saint-Jean et d'Oujda-Sidi-Ziane
entendent par le biais de visites, de conférences, de rencontres,
etc., encourager une meilleure compréhension réciproque
entre les habitants des deux entités et, par-delà,
entre les peuples des deux pays.
Pour
ce faire, elles s'efforceront particulièrement d'encourager
le développement d'échanges à caractère
culturel, sportif, éducatif, etc. et la mise en valeur
des potentialités touristiques des deux communes,
- de favoriser les
rencontres et échanges
- entre les jeunes
(vacances pour enfants, chantiers, ateliers, etc.),
- entre les personnes
âgées (séjours, tourisme),
- entre les femmes
(séjours spécifiques, rencontres d'associations
féminines),
- de prendre en
compte les publics moins favorisés (tourisme social,
séjours pour handicapés,
).
Tout échange
entre les groupes spécifiques, associations, etc. des deux
entités, dans la mesure où il se fait dans l'état
d'esprit précisé à l'article premier de la
présente convention, pourra être encouragé.
Article 4 :
Les autorités
municipales de Molenbeek-Saint-Jean et d'Oujda-Sidi-Ziane entendent
développer et encourager la mise sur pied de réels
projets de coopération, et notamment :
- la coopération
et l'échange d'expériences dans le domaine social
;
- la coopération
et l'échange d'expériences en matière de
culture, d'éducation et d'enseignement ;
- la formation,
les stages et l'échange d'expériences en matière
de gestion municipale ;
- les échanges
techniques et l'élaboration de projets communs en matière
d'urbanisme, d'environnement et de travaux publics.
Des projets peuvent
également être proposés ou encouragés
dans le cadre de réseaux de coopération existants.
Article
5 :
Les
autorités municipales de Molenbeek-Saint-Jean et d'Oujda
Sidi Ziane, signataires de la présente convention, s'engagent
à faire le maximum pour assurer sa mise en pratique et
pour encourager et soutenir les projets pouvant s'inscrire dans
son cadre.
Outre
le suivi permanent des projets en cours, une évaluation
annuelle devra être effectuée par les cellules responsables
du jumelage et qui sont désignées au niveau de chacune
des deux entités.
Article 6 :
La présente
convention est conclue pour une durée illimitée.
Aucune modification ne peut y être apportée sans
accord des deux parties contractantes.
Chaque partie peut cependant y mettre fin par renonciation explicite.
Fait à Molenbeek-Saint-Jean, le 27 février 2002.
Pour la Commune de Molenbeek-Saint-Jean,
Par ordonnance :
Le
Bourgmestre,
Philippe MOUREAUX |
Le
Secrétaire communal,
Jacques DE WINNE |
Pour la Municipalité d'Oujda Sidi Ziane,
Le Président du Conseil municipal,
Mostafa BELAYACHI. |
3. Projets et réalisations du jumelage :
cliquez ici
4. Evénements à Molenbeek-Saint-Jean
1°) 15 SEPTEMBRE 2006 : Divan culturel
2°) EN 2005 :
Coopération
au développement : les communes bruxelloises en action
!
13 communes bruxelloises ont décidé de développer
conjointement, et c'est une première !,
une campagne de sensibilisation à la coopération
Nord-Sud et aux enjeux des " Objectifs du
Millénaire pour le Développement ".
Ces
actions ont été mises en uvre dans le courant
du mois de mars 2005 avec, pour publics
cibles, les élus communaux bruxellois, le grand public
et les ONG. A savoir :
1.
Du 14 au 19 mars 2005, exposition " Les communes bruxelloises
en action ! " au Westland
Shopping Center d'Anderlecht.
2. Le samedi 19 mars 2005, une journée d'animations sur les
relations Nord-Sud au Westland
Shopping Center.
Avec
le soutien de la Coopération belge au Développement,
la collaboration des communes d'Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe,
Ville de Bruxelles, Etterbeek, Evere, Ganshoren, Ixelles,
Jette, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode,
Schaerbeek, Woluwe-Saint-Pierre et le concours de l'Association de la Ville et des Communes
de la Région de Bruxelles-Capitale.
5. Revue de presse à Molenbeek-Saint-Jean
6. Historique
et présentation de la ville d'OUJDA
La ville
d'Oujda
Le
millénaire de la ville de Oujda a été célébré
avec faste en 1994. La fondation de cette cité remonte
en effet à l'an 994 de notre ère.
A cinq kilomètres du centre de la cité, du côté
sud, on peut se rendre, en empruntant la route de Sidi Yahia,
à l'oasis qui abrite le mausolée du Saint-Patron
de la ville, Sidi Yahia Benyounes, ainsi que les tombes de plusieurs
Saints. C'est cette oasis qui a favorisé, comme l'indique
le travail des historiens et des chercheurs, la fondation de la
ville.
Située dans le Nord-Est du Maroc, la ville de Oujda, de
par sa situation géographique stratégique, est considérée
aujourd'hui comme la capitale du Maghreb arabe et la capitale
économique du Maroc oriental. Ateliers, usines, industries
s'y côtoient grâce aux énormes richesses minières
et agricoles que recèle la nature du sol de la région.
Oujda est d'ailleurs une ville dont la densité démographique
est particulièrement révélatrice de l'activité
économique et commerciale puisqu'elle compte pas moins
de 1 million d'habitants répartis sur une superficie de
48 km².
Située à 600 kilomètres de Rabat, capitale
administrative du Maroc, Oujda est délimitée au
Nord
par la mer Méditerrannée dont les plages sont situées
à une soixantaine de kilomètres du centre-ville.
Elle est distante de 14 kilomètres à peine de la
frontière algérienne du côté Est, est
contiguë à la plaine de Guersif à l'Ouest et jouxte le désert
du Sahara au Sud.
Dotée d'un aéroport international permettant des
liaisons quotidiennes avec les plus importantes métropoles
du monde, reliée par le rail et par la route à la
plupart des grandes villes du Maghreb, Oujda connaît un
brillant essor et se trouve à la pointe d'un modernisme
certain, tout en conservant intra-muros un patrimoine architectural,
artistique et culturel que bien d'autres cités maghrébines
lui envient.
Identité
culturelle
Il faut savoir que l'Oriental marocain est la seule région
du pays à jouir d'une identité autant méditerranéenne
que saharienne. Cette région regroupe, outre la ville de
Oujda, les cités de Taourit, Berkane, Figuig, Saïdia,
Jerrada, ainsi que de nombreux petits villages qui se sont formés dans les plaines et sur les hauts plateaux.
Il s'agit, au Maroc, de l'une des contrées les plus riches
au niveau de l'art et de la culture et il serait hasardeux de
présenter en quelques lignes le patrimoine d'une telle
région. Néanmoins, il
est permis de dévoiler quelques facettes de l'identité
et du cachet local.
Une courte visite dans l'ancienne médina est suffisante
pour emporter des souvenirs inoubliables de l'histoire proche
ou éloignée de la vie des générations
qui se sont succédées à Oujda. On y trouve
l'essentiel des éléments qui ont caractérisé
de tous temps la vie et l'organisation des médinas marocaines
: architecture, ambiance, parfums des Kissariats, sans oublier
l'animation des ruelles ornées d'étalages de divers
produits, notamment artisanaux, particulièrement bien mis
en évidence.
Chaque ruelle, chaque artère, a sa lumière, sa couleur,
son propre charme
C'est notamment le
cas de Bab Sidi Abdelwahab dont la dernière reconstruction
remonte aux environs de 1895. Elle permettait jadis - et permet
toujours - l'accès aux quartiers commerçants. Il
s'agissait aussi de la porte de Oujda du côté Est.
La place voisine, qui est de nos jours, la plus animée
de toute la ville, était la station de repos des caravaniers
arrivant de l'Est. Elle s'est transformée ensuite peu à
peu, pour devenir un véritable souk (où l'on négociait
montures, bétail, produits agricoles,
), avant de
présenter l'aspect qu'on
lui connaît aujourd'hui.
A 400 mètres de là, est érigé le Palais
Dar Essabti, construit en 1938 par un riche marchand de la ville
et en face de ce palais, se trouvent le parc et le Musée
Lalla Meryem. Ce Musée est un lieu très ombragé
et est souvent fréquenté par la population locale
en quête de calme et de détente.
Il renferme de nombreuses curiosités.
La
Mosquée Al Kabir et ses trois Fontaines a été
érigée en 1298 par Youssef bnou Yaâcoub Bnou
Abdelhak Al Marini. Il ne fait pratiquement aucun doute qu'il
s'agit du plus ancien monument de la médina. A droite de
l'entrée principale de la Mosquée, une ruelle ne
dépassant pas un mètre de largeur à certains
endroits, mène le promeneur à l'un des joyaux de
la médina : la Médersa mérinide.
Celle-ci fut édifiée en 1335, soit cinq ans après
la célèbre Médersa Bouâanamia, l'un
des fleurons architecturaux de la ville de Fès. Malgré
ses dimensions réduites, elle est considérée
comme un
chef d'uvre de l'art mérinide. Elle est depuis toujours
-et continue d'être aujourd'hui- un milieu d'apprentissage.
Tourisme et loisirs
Les plages de la région sont un facteur attractif en raison
de leurs capacités à répondre à diverses
formes de loisirs et d'évasion. Une plage qui jouit de
la côte méditerranéenne, d'une houle modérée
ou faible en période d'été et qui s'étend
sur une longueur de 14 kilomètres.
La station balnéaire, ou "la perle bleue", comme
on se plaît à la nommer là-bas, est située,
comme nous le disions, à 60 kilomètres du centre
de Oujda. Elle ne compte qu'environ 4.000 habitants en hiver et
reçoit un nombre considérable de visiteurs en période
estivale (plus de 200.000 personnes).
Ses dizaines de kilomètres de sable fin et son climat idéal
durant la deuxième moitié de l'année font
d'elle une des plus belles stations balnéaires du nord-marocain.
Elle bénéficie d'une image appréciable tant
aux niveaux national qu'international. C'est un grand pôle
d'attraction dont l'image est rehaussée par les équipements
qu'offre la ville en matière touristique et par l'essor
que connaissent les festivités et les manifestations artistiques,
culturelles ou sportives.
Un festival populaire y est organisé chaque année
dans le courant des mois de juillet-août.
Au cours de la saison estivale, elle connaît, de jour comme
de nuit, une animation débordante.
La plage est superbe et, par beau temps, l'horizon permet d'entrevoir
les îles Chaffarines situées à l'avancée
de l'Atlas Tellien en Algérie. La place en pente faible
permet des baignades sans danger grâce aux bourrelets sablonneux.
Du côté de la frontière algérienne,
se situe la cité de Saïdia où est érigée
une fort belle Casbah bâtie au XIXème siècle.
Elle est située non loin du fleuve Kiss, qui sépare
le Maroc de l'Algérie.
En quittant Saïdia, le visiteur se rendant vers l'Ouest rencontre
à 12 kilomètres, l'embouchure de
la Moulouya qui vient se jeter dans la Méditerranée.
Le delta formé par les crues du chenal et du retour des
vagues, a créé des zones marécageuses à
niveaux d'eau variables, formant plusieurs ramifications secondaires.
Ce lieu suscite un grand
intérêt écologique. Il s'agit d'un territoire
réputé pour être un foyer d'hivernage de plusieurs
espèces d'oiseaux en voie d'extinction. C'est ainsi qu'on
peut y rencontrer notamment des
canards Colverts, des oies Cendrées, des poules Sultanes
d'eau, etc.
Enfin, la Moulaya ("la Sinueuse"), est l'un des plus
importants cours d'eau du Maroc. Il prend naissance au cur
du Moyen Atlas (dans la montagne Ayachi), parcourant plus de 520
kilomètres et traversant plusieurs plaines (dont Tafrata,
Sabra et Triffa).
La vallée s'élargit parfois et le chenal peut changer
de tracé après chaque crue. Grâce aux deux
barrages de Machrâa Hammadi et Machrâa Klila, il permet
l'irrigation de plus de 70.000 hectares
des principales plaines de l'Oriental.
Les arts, la culture et la tradition, disions-nous, tiennent une
grande place dans la vie des habitants de Oujda et de sa région.
Artisanat
En dépit du développement économique, commercial
et industriel de la ville, les activités
artisanales y font partie de la grande tradition. La région
est ainsi réputée pour la fabrication de tapis de
campagne, de paniers et de différents autres objets de
première utilité. Le tissage de
tapis modernes et à broderie est très répandu
et constitue une activité prospère dans les complexes
artisanaux. D'autres objets de grande utilité sont fabriqués
par les artisans, tels que
les tajines, les jarres, etc.
Gastronomie
La
tradition culinaire, également, dépasse les frontières
de la cité. La région de Oujda est ainsi réputée
pour produire les meilleures viandes du Maroc.
Rien d'étonnant dès lors à ce que la ville
soit réputée pour la qualité de certains
de ses plats, tels
le Mechoui, mets national au Maroc. L'agneau entier est rôti
sur les braises de charbon, non flamboyants. Il est arrosé,
durant la cuisson, de beurre et d'eau salée. On le sert
chaud et en entier, souvent saupoudré de cumin. Le méchoui
de la ville de Oujda se caractérise par la qualité
de son goût, très particulier.
Mais il faut citer également un type de couscous, appelé
le Tâam au S'men, réputé pour sa saveur. Il
est souvent consommé avec des dattes.
Parlons aussi de La Bakbouka, composée de boulettes de
riz mélangées à des tronçons de viscères
et enveloppées dans de petites pochettes elles-mêmes
fabriquées à base de viscères, de la K'lila,
un fromage dur provenant du petit lait de chèvre ou de
chamelle. Ce fromage se consomme aussi avec des dattes.
Enfin, le Kaake, gâteau populaire qui présente l'avantage
d'être à la portée de toutes les bourses
et de se conserver pendant plusieurs semaines.
Traditions
Les chants, les danses, la musique traditionnelle, tiennent également
une grande place dans l'univers culturel des habitants de la région
de Oujda.
Les "Chiouks" (traduisez "Les Maîtres"),
qui sont les dépositaires de la tradition dans ce domaine,
animent les festivités (mariages, baptêmes et fêtes
diverses). Ils se font accompagner lors de
leurs prestations par des musiciens jouant d'instruments comme
le "Bendir".
Ils
chantent des poèmes antiques, des textes religieux et de
vécu quotidien sur les airs joyeux ou mélancoliques
d'une flûte. La danse la plus populaire de la région
est le Laâlaoui. Il s'agit d'une danse riche en percussions,
rythmes et expressions. Elle est exécutée par plusieurs
danseurs
guidés par un meneur. Les groupes se tiennent coude à
coude, comme soudés les uns aux autres, en scandant leurs
corps. Cette façon de faire rappelle l'unité indissoluble
qui, autrefois, liait les guerriers face à l'ennemi.
Le "Gharnati", qui rappelle dans son genre la musique
andalouse, distingue cette région du reste du Maroc. Un
festival y est d'ailleurs entièrement consacré chaque
année au Musée Lalla Meryem à Oujda.
La région possède aussi plusieurs groupes de "Fantasia"
appelés "Goum"s, auxquels il convient d'ajouter
les formations de "Bardias", uniques en leur genre au
Maroc. Les "Bardias" (qui représentent des groupes
de guerriers à pied, armés de fusils) exécutent
des mouvements de
va-et-vient pour finir en un cercle au milieu duquel ils font
tonner le "Baroud" (une poudre).
Administratif
et politique
D'un point de vue administratif, c'est en 1992 que l'on a procédé
au découpage de la ville en 3 municipalités :
- Oujda Sidi Ziane
au centre ;
- Sidi Driss El
Qadi au Nord-Est ;
- Oued Nachef Sidi
Maafa au Sud-Ouest.
Ces
3 entités forment à cette époque la Communauté
Urbaine d'Oujda. Par la suite viendra s'ajouter la commune de
Sidi Yahya.
Depuis le 12 septembre 2003 (lors des nouvelles élections),
les Ministères ont décidé de (re)-fusionner
les communes.
Actuellement, la commune d'Oujda regroupe les 4 communes et fait
travailler environ 2.400 fonctionnaires (contre 800 seulement
pour la seule commune de Oujda Sidi Ziane avant la fusion).
La structure politique de la commune, organisée conformément
à la charte communale du 30 septembre 1976, a été
revue en 2003 (nouvelle charte) et sera mise en exécution
pour janvier 2004.
La
composition de la nouvelle commune est constituée du Conseil
communal, organe délibérant
dont 55 membres sont élus au suffrage indirect pour une
période de 6 ans. Ce sont les Conseils communaux qui élisent
le conseil de la Communauté Urbaine ainsi que son Président.
L'exécutif est constitué d'un Président,
aidé dans ses fonctions par un Bureau de 10 membres.
En
plus des sessions extraordinaires, 4 sessions ordinaires sont
tenues par le Conseil chaque année au cours desquelles
les élus sont amenés à débattre et
à voter les différentes résolutions de la
Communauté ainsi que son budget.
7. Informations
et renseignements utiles
Pour
voir les armoiries de la municipalité d'Oujda, cliquez
sur :
http://www.mincom.gov.ma/french/reg_vil/villes/armoiries.html
Pour en savoir plus sur le jumelage, contactez :
Madame Amal HARRAS
Service " Relations internationales "
Administration communale de Molenbeek-Saint-Jean
Rue
du Comte de Flandre, 20 (2ème étage)
1080 Bruxelles
Tél.: 02 412 36 11 - GSM : 0497 599 721
Fax : 02 412 37 02
E-mail
: aharras@molenbeek.irisnet.be
Heures d'ouverture : 9h00 à 12h00 - 13h00 à
17h00.
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