Intensifier les mécanismes de solidarité sociale et économique sur le territoire communal
S’il est un domaine où l’action communale a été particulièrement diversifiée lors des précédentes législatures, c’est bien celui de la solidarité sociale entre individus et entre générations, et spécialement à l'égard des publics plus fragiles.
La commune a particulièrement veillé à mener une politique coordonnée entre ses services, ceux du CPAS, du Logement Molenbeekois et des importantes ASBL communales que sont la Lutte contre l’exclusion sociale à Molenbeek, la Mission locale pour l’emploi et l’agence immobilière sociale, la « MAIS ».
Même si la commune n’a pas de réelles compétences en matière de lutte contre le chômage, son action diversifiée peut compléter celle des acteurs publics et privés de l’emploi.
L’accroissement continu de l’offre de services aux Molenbeekois comme les seniors et les personnes handicapées par les services communaux et le CPAS a été réalisé pendant que de considérables investissements de modernisation étaient consentis dans les logements sociaux.
Beaucoup de logements ont été construits, beaucoup ont été rénovés, tant par les pouvoirs publics que le secteur privé particulièrement dynamique ces dernières années. Mais beaucoup reste à faire et les prix restent encore très élevés, notamment pour ce qui concerne le petit logement ou avec peu de confort. Le chantier du logement est permanent, comme celui de l’aménagement des espaces publics.
Disposer d’un logement convenable à un prix décent, que l’on soit propriétaire ou locataire, est un droit constitutionnel. Partout sur le territoire de Molenbeek, c’est une fonction humaine qu’il convient de défendre.
La nouvelle Majorité n’aura de cesse de coordonner efficacement l’action de tous les acteurs communaux, en collaboration avec les secteurs privé et associatif d’une part, les organismes régionaux d’autre part. Lutter contre les chancres et les immeubles délabrés n’est pas seulement crucial pour les personnes qui y vivent ou parce que des personnes devraient normalement occuper ces logements vides : c’est aussi un combat fondamental pour embellir les quartiers, les rendre plus sûrs et rendre la commune plus attractive pour les habitants et investisseurs économiques potentiels.
Aujourd’hui, au delà du renforcement des outils existants et des collaborations mises en place, la majorité souhaite initier des projets spécifiques parfaitement adaptés aux demandes des différents groupes de population. Il s’agira donc de diversifier les propositions afin de répondre de la manière la plus appropriée aux besoins de chacun des habitants de notre commune
Ainsi, par exemple, la majorité souhaite renforcer et améliorer l’information des demandeurs au sein de la Maison Communale de manière à les orienter rapidement vers les services installés sur le territoire communal les plus à même de les aider.
A cet effet, un nouvel échevinat du logement a été créé et un observatoire communal du logement installé et développé. Cette nouvelle « Cellule logement » permettra de coordonner les politiques menées par les différents acteurs compétents et encouragera à la réhabilitation de logements privés par la diffusion d’informations (primes à la rénovation, à l’embellissement de façades, prêt de matériel, aide à la constitution de la garantie locative via le Fonds du Logement, ADIL, etc.) et de conseils techniques...
La réhabilitation du parc locatif communal et son extension (contrats de quartiers, plans fédéral et régional du logement, mais aussi la collaboration avec la S.D.R.B. et le Fonds du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) sera poursuivie, et ce, tout en veillant à offrir un accès prioritaire aux personnes en situation de fragilité sociale.
Les projets d’hôtel social et de logements de transit destinés à l’hébergement temporaire de personnes en situation d’urgence seront finalisés et la chasse aux marchands de sommeil sans cesse intensifiée.
Les instances communales intensifieront leur lutte contre l’inoccupation et l’insalubrité par l’exercice de leur droit de gestion publique à l’égard des logements non conformes et dont les propriétaires n’ont pas remédié aux carences constatées ou à l’égard de logements inoccupés.
Le logement social quant à lui, fera l’objet d’une profonde modernisation. La SCRL « Le Logement Molenbeekois », fondée voici plus de 100 ans est la seconde Société Immobilière de Service Public (S.I.S.P.) de la Région par l’ampleur de son patrimoine (3.284 logements sociaux), qui représente près de 9 % des logements sociaux bruxellois et 11 % des habitations situées sur le territoire communal.
Les projets d’investissement menés par la société en qualité de maître de l’ouvrage portent actuellement sur un budget total de 31.568.278,18 euros. Ils concernent différentes interventions : création de logements, rénovation, réhabilitation ou amélioration de logements, sécurisation de l’accès aux logements, amélioration du cadre de vie des habitants…
Une gestion moderne du logement social ne pourrait cependant se limiter à simplement offrir des habitations à loyers modérés. L’acuité des problèmes requiert aussi toute une politique sociale d’accompagnement qui sera, elle-aussi, déclinée en actions concrètes dans le Plan Communal de Développement.
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La politique des affaires sociales a toujours marqué une attention toute particulière pour les seniors, d’une part, et pour les personnes handicapées, d’autre part. Mais l’accueil des tout petits, surtout lorsque l’on connaît le manque flagrant de places dans les structures de la Petite enfance, occupe aussi une place primordiale dans le bilan et les ambitions de la nouvelle Majorité, la volonté étant aussi de favoriser des rencontres et des soutiens mutuels entre les générations.
Le développement d’un centre intergénérationnel dans le quartier maritime sera complété par une initiative similaire dans le nouveau Molenbeek et la création d’une nouvelle crèche communale sera programmée durant la législature.
Les décisions des autorités communales devront intensifier systématiquement la prise en compte de leur impact sur les personnes handicapées ainsi que la promotion de l'égalité des genres.
Les différents projets qui seront développés par les instances communales dans le cadre de la politique globale d’insertion sociale toucheront donc toutes les catégories d’âge présentes sur le territoire de Molenbeek-Saint-Jean.
Ainsi, alors que les chiffres de natalité globaux enregistrés dans la Région de Bruxelles-Capitale plafonnent, notre commune connaît un extraordinaire rajeunissement de sa population avec une croissance importante dans le groupe des moins de 25 ans. C'est incontestablement un atout pour Molenbeek.
Dans ce cadre, les instances communales souhaitent soutenir toutes les initiatives susceptibles d’offrir aux enfants et aux adolescents qui grandissent dans notre commune des lieux et des activités d'éducation, d'expression et de loisirs répondant à leurs besoins.
Elles souhaitent aussi mettre tout en œuvre afin que ces jeunes puissent acquérir une formation intellectuelle et professionnelle optimale pour les placer utilement sur le marché de l’emploi.
Au niveau des jeunes enfants, il s’agira donc de répondre à la demande des parents molenbeekois de disposer d’infrastructures d’accueil performante au sein de leur quartier par l’implantation d’espaces de jeux destinés aux tout-petits mais aussi par la création de Maisons de la Petite Enfance ou de Halte-garderies.
En matière de loisirs socio-éducatifs destinés aux plus jeunes, lors de la précédente législature, la Commune a mis en place de nombreuses initiatives qui inscrivent leurs actions dans la durée. C'est le cas des Maisons de Quartier communales, de l'animation sportive encadrée en salle ou en plein air, de la maison de vacances à Cornimont. Ces initiatives se verront renforcées et diversifiées afin de rencontrer des sensibilités plus nombreuses encore au sein de la jeunesse molenbeekoise.
La seconde catégorie d’âge visée par les projets d’insertion sociale que la majorité souhaite développer est celle des adultes. A ce niveau, les instances communales considèrent que l’insertion socio-professionnelle demeure un élément fondamental de tout travail de prévention et de lutte contre l’exclusion sociale. C’est pourquoi, l’action de la commune dans ce domaine sera importante malgré les possibilités réduites que lui offrent des compétences limitées et le contexte socio-économique actuel. L’objectif général de cette politique est de donner à chaque habitant de Molenbeek une chance égale d’accéder à un emploi.
C’est la raison pour laquelle, les instances communales renforceront les projets de formation professionnelle actuellement en place (formation Horeca, formation pavage, etc.), chercheront à créer de nouvelles formations qualifiantes (notamment par l’intermédiaire d’ « Objectif 2 » version 2007-2013, de la Mission Locale, du CPAS, des Contrats de quartier, …) et appuieront la création de nouvelles entreprises d’économie sociale.
Les instances communales souhaitent également renforcer, en matière de formation et d’insertion socio-professionnelle notamment, leur politique de partenariat avec les acteurs locaux comme le CPAS, l’ALE et le monde associatif mais aussi avec les entreprises du secteur privé, plus particulièrement celles installées à Molenbeek-Saint-Jean ou celles désireuses de s’installer sur le territoire communal.
Ainsi, les collaborations du CPAS avec la commune, le Logement Molenbeekois, les associations communales de lutte contre l’exclusion sociale, d’insertion socio-professionnelle, l’A.I.S.,… gagneront à être encore plus diversifiées et étendues. Car, outre ses missions légales dans la gestion des dossiers de revenus d’intégration, le CPAS de Molenbeek se caractérise justement par la variété de ses initiatives propres. La politique d’investissements immobiliers et matériels sera poursuivie pour renforcer la qualité du travail social et les services rendus.
En matière d’emploi, une véritable Maison de l’Emploi a ouvert ses portes sur le territoire de Molenbeek-Saint-Jean. L’objectif de cette Maison est de regrouper, dans un même lieu, tous les services, locaux et régionaux, d’aides à la formation, à l’insertion professionnelle et à l’accompagnement des chômeurs. Les demandeurs d’emploi peuvent ainsi, non seulement obtenir toutes les informations nécessaires, mais également bénéficier d’un accompagnement global dans leurs démarches de réinsertion professionnelle.
Dans ce cadre général, la Maison de l’Emploi génère des synergies et des complémentarités entre les acteurs du monde de l’insertion professionnelle, les demandeurs d’emploi, les travailleurs et les employeurs locaux.
Les instances communales veilleront à ce que l’information soit la plus accessible possible (diffusion des offres d’emploi, bureau social d’intérim,…).
De même, les projets d’insertion ciblés favorisant l’emploi des jeunes et des femmes seront favorisés tandis que la commune étudiera la possibilité d’une fiscalité différenciée pour les immeubles commerciaux et industriels situés dans les quartiers fragilisés.
Les politiques visant l’insertion professionnelle ne seraient cependant pas complètes si elles ne s’accompagnaient d’une volonté politique de favoriser le développement de l’emploi, notamment local.
Les efforts menés, tant au niveau de la revitalisation urbanistique des quartiers que de l’embellissement et de la sécurisation des espaces publics, ont fortement renforcé l’attractivité de notre commune pour les investisseurs.
La création d’un bâtiment dit « relais » permettant aux entreprises de consolider leur développement après leur passage dans le Centre d’Entreprises et avant leur installation dans leurs propres infrastructures, a pu voir le jour récemment.
Les instances communales considèrent que cette politique globale d’amélioration des conditions d’attractivité, d’installation et de développement des entreprises doit être poursuivie au cours de cette nouvelle législature. Mais il s’agira également de renforcer des initiatives favorables au redressement des structures économiques locales telles que le Guichet d’Economie Locale (dont l’objectif est de favoriser et de faciliter l’installation de jeunes entreprises sur le territoire de la commune) et les Centres d’Entreprises (qui permettent de mettre à la disposition des entreprises en démarrage non seulement des locaux adaptés à leurs activités mais également des services de secrétariat et de logistique à coût réduit).
De nouveaux projets à connotation économique et / ou d’économie sociale seront développés dans le cadre du futur programme européen « Objectif 2 » 2007-2013.
Le commerce, l’économie et l’énergie constitueront des préoccupations essentielles. La priorité dans ces domaines sera de soutenir et de valoriser les commerçants, les artisans et les professions libérales tout en stimulant l’emploi de qualité et de longue durée.
La nouvelle loi sur les implantations commerciales nous permettra d’exercer une compétence plus large dans la gestion du développement de commerces variés, de qualité et pourvoyeurs d’emplois locaux, tout en luttant efficacement, par une application rigoureuse de la réglementation, contre la multiplication anarchique de certains commerces. Une cellule socio-économique épaulera tous les efforts faits en ce sens, notamment en collaboration avec les services de police.
Les autorités veilleront à donner aux Molenbeekois l’envie de faire leurs achats dans la commune et aux autres, l’envie de s’y rendre, notamment via des mesures efficaces en matière de stationnement. Ainsi, les deux noyaux commerciaux seront revitalisés par la mise en œuvre d’un plan stratégique de développement qui permettra de planifier des actions de mise en valeur de ces espaces et qui compléteront les braderies existantes. Un nouveau noyau crée en collaboration avec la commune d’Anderlecht permettra une intervention en faveur du commerce, chaussée de Ninove. Sur le plan externe, des contacts seront pris avec la Région bruxelloise dans le cadre du futur schéma régional de développement commercial.
Une politique cohérente sera menée de manière à coupler la revitalisation des noyaux commerciaux avec les travaux publics menés en ces endroits. Ainsi, la commune profitera du réaménagement de la chaussée de Gand dès 2007 dans le cadre du projet BELIRIS pour redynamiser la politique commerciale de ce noyau du centre de la commune dans une dynamique globale de réaménagement et d’embellissement et veillera à poursuivre cet effort pour l’autre noyau, le Karreveld. Dans les deux noyaux, on veillera à prendre des mesures positives en matière de propreté publique et d’embellissement des commerces.
La sécurisation accrue des noyaux commerciaux via le maintien et l’extension du système télé-police, la télésurveillance, la présence de stewards jusqu’en fin de journée y compris le samedi, ainsi que le renforcement des mesures de technoprévention à l’attention des commerçants, constituera un enjeu majeur.
Le Conseil consultatif des Classes moyennes sera reconstitué et réuni régulièrement.
La commune veillera également à mettre en place et entretenir des partenariats avec la Région de Bruxelles-Capitale dans le cadre de la mise en œuvre du Contrat pour l’Economie et l’Emploi.
Enfin, en matière d’énergie, les marchés du gaz et de l’électricité étant libéralisés depuis janvier 2007, chaque ménage molenbeekois devra être informé correctement des enjeux de la libéralisation, des possibilités offertes et des implications. De même, en ce qui concerne les infrastructures communales, une étude sera réalisée pour déterminer l’opérateur le plus intéressant en termes de rapport qualité/prix, en vue d’une éventuelle adaptation de la fourniture d’énergie.
Certes, la situation financière de la commune est saine mais elle reste fragile. Il s’agira donc de maintenir l’équilibre des finances en continuant à pratiquer une gestion rigoureuse. Bien sûr, cela impliquera de faire des choix parfois difficiles. Il faudra ainsi évaluer l’efficience des travaux et projets dans lesquels sont investis les deniers de la commune -et ce, quelle que soit leur provenance- et adapter l’affectation du budget en conséquence.
La commune continuera à recourir aux subsides chaque fois que cela sera possible afin d’améliorer le quotidien des Molenbeekois.
Parallèlement à cela, la commune examinera la possibilité d’alléger la pression fiscale communale, en particulier pour les entreprises. Pour cela, il faudra notamment procéder à l’évaluation de l’ensemble des recettes fiscales propres à la commune en termes de pertinence, de rendement mais également de cohérence à l’égard des taxations régionales.
A l’égard des commerces, des pistes devront être explorées pour rendre la fiscalité plus attractive, notamment en envisageant un système de primes à la rénovation.
Le souci de la nouvelle Majorité pour le développement socio-économique de la commune ne doit pas nous faire oublier une troisième catégorie de personnes souvent fragilisées, et qui ont quitté le circuit du travail depuis parfois longtemps ; il s’agit des seniors. En effet, si la commune est confrontée depuis quelques années à une explosion démographique pour la catégorie des jeunes de moins de 25 ans, on peut également presque parler de papy-boom. Les autorités veilleront à tenir compte des effets de cette réalité et prendront les mesures qui s’imposent afin de garantir à ses aînés, une vie agréable et plus confortable.
Ainsi, l’aide à domicile, le système de télé-assistance et de soins à domicile, qui permettent aux personnes du troisième âge et moins valides de continuer à vivre chez elles tout en bénéficiant d’une aide rapide et d’une assistance sécurisante, ont été étendus et seront encore renforcés prochainement.
En ce qui concerne les personnes du troisième âge souffrant régulièrement de problème de mobilité, les autorités communales souhaitent porter remède au risque de solitude et de rupture sociale encouru par cette catégorie d’âge. La majorité en place envisage plusieurs possibilités d’action pour résoudre ces problèmes.
Outre le développement du système des chèques taxis qui offre des possibilités non négligeables en matière de déplacement, la nouvelle majorité sera attentive à prévoir, lors de réaménagements de l’espace public ou de lieux publics notamment, des infrastructures permettant aux personnes à mobilité réduite de circuler en toute quiétude. A cet effet, la nouvelle brigade Seniors, créée sous la précédente législature, se verra renforcée.
Enfin, les instances communales s’attacheront à promouvoir l’organisation régulière de rencontres et d’animations conviviales à destination des plus âgés. Elles mettront également l’accent sur des rencontres de type intergénérationnel de manière à retisser des liens forts entre les différentes générations présentes sur le territoire communal et à limiter, auprès des plus âgés, les risques de solitude.
De manière générale, des actions spécialement destinées aux personnes en situation d’urgence seront réalisées pour que les victimes d’incendies ou d’inondations, les habitants de logements insalubres puissent trouver un hébergement digne et être accompagnés dans leurs démarches administratives tout en étant soutenus psychologiquement. Ceci nécessite l’extension du plan social d’accompagnement au PUIC (Plan d’Urgence d’Intervention Communale), notamment grâce à un partenariat avec « médinuit », centre médical d’urgences. Son équipe sociale sera étendue pour instaurer un soutien immédiat et prolongé aux familles et personnes se trouvant en situation d’urgence.


